L’essentiel à retenir : Le délai d’instruction est de trois mois maximum, où le silence de la préfecture vaut rejet automatique. Pour sécuriser cette étape critique, un dossier complet et l’anticipation des tirs contrôlés sont vitaux. Une fois le sésame obtenu, le chronomètre tourne : l’acquisition de l’arme doit impérativement se faire sous six mois, sous peine de voir l’autorisation annulée.
Tu as validé tes tirs contrôlés et ton dossier est prêt, mais l’angoisse monte à l’idée que le délai autorisation arme catégorie B s’éternise ou vire au cauchemar administratif ? On sait tous que la théorie légale des trois mois est une chose, mais la réalité du terrain en préfecture en est une autre, surtout quand le silence radio de l’administration vaut rejet automatique de ta demande d’acquisition et de détention.
Je vais t’expliquer cash comment éviter les pièges classiques qui font exploser le compteur et sécuriser ton dossier sans perdre six mois bêtement à cause d’une simple case mal cochée ou d’un justificatif manquant.

- Le délai officiel : la règle des 3 mois et son piège
- Les facteurs qui font exploser le compteur
- Le temps d’attente caché : ce qui se passe avant la préfecture
- Après l’autorisation : les autres délais à connaître
Le délai officiel : la règle des 3 mois et son piège
Le chrono de la préfecture : combien de temps, vraiment ?
Une fois votre dossier complet déposé, l’administration dispose d’un trois mois maximum pour statuer. C’est le cadre légal strict pour traiter votre demande de détention. Passé ce cap, la donne change radicalement.
Gardez en tête que c’est une date butoir, pas une promesse de rapidité. Vous pouvez recevoir le sésame avant, mais n’espérez pas un miracle en huit jours.
En pratique, le délai autorisation arme catégorie B varie selon votre département. Votre dossier va souvent dormir sur un bureau pendant plusieurs semaines avant d’être traité. C’est frustrant, mais c’est le premier test de patience du tireur.
Silence radio : quand l’absence de réponse est une mauvaise nouvelle
Contrairement à d’autres démarches administratives, ici, pas de nouvelles n’est pas une bonne nouvelle. Si la préfecture reste muette après ce trimestre, votre demande est automatiquement refusée. C’est brutal mais c’est la loi.

Dans le monde des autorisations d’armes, le silence de l’administration n’est pas un oubli, c’est une décision. Passé trois mois, votre demande est officiellement rejetée.
Ce refus implicite vous oblige à tout reprendre depuis le début, paperasse incluse. Ne restez jamais passif devant votre boîte aux lettres, suivez votre dossier de près.
Validité de l’autorisation : 5 ans, et après ?
Une fois le précieux document en poche, votre autorisation est valable pour une durée de 5 ans. C’est la norme actuelle pour tout tireur sportif majeur en règle. Profitez-en, ça passe vite.
Le renouvellement n’a rien d’automatique, il faut déposer le dossier trois mois avant l’échéance. On le sait, conserver des armes de catégorie B sans licence valide est une très mauvaise idée.
Les facteurs qui font exploser le compteur
Le goulot d’étranglement des préfectures
Faut pas se leurrer, concernant le délai autorisation arme catégorie B, toutes les préfectures ne jouent pas dans la même cour. Si vous êtes en Île-de-France ou en PACA, le volume de demandes est juste délirant. Ça sature les services, allongeant mécaniquement l’attente.
Ajoutez à ça les vacances d’été ou les fêtes de fin d’année. Avec des effectifs réduits, votre dossier prend la poussière sur un bureau vide.
J’ai vu un client attendre presque 4 mois dans les Yvelines, alors que son pote dans la Creuse a eu sa réponse en 6 semaines. C’est la loterie administrative.
Votre dossier : votre meilleur allié ou votre pire ennemi
Soyons clairs, un dossier mal ficelé est la cause numéro un des retards massifs. Le chrono des 3 mois ne s’enclenche que si tout est carré dès le départ. Si c’est bancal, vous attendez pour rien.
Une pièce manquante, chaque rature ou un justificatif illisible, et c’est le drame : dossier en pause. Vous perdez bêtement des semaines précieuses à cause d’une simple négligence.

| Accélérateurs vs Freins pour votre demande | |
|---|---|
| Ce qui ACCÉLÈRE le délai | Ce qui RALENTIT le délai |
| Dossier 100% complet et lisible | Document manquant ou non conforme |
| Pièces envoyées dans le bon ordre | Justificatif de domicile de plus de 3 mois |
| Demande faite hors période de vacances | Photo d’identité non réglementaire |
| Antécédents judiciaires vierges (vérification rapide) | Enquête administrative approfondie |
Le temps d’attente caché : ce qui se passe avant la préfecture
On se focalise sur la préfecture, mais le vrai marathon commence bien avant. Le délai administratif n’est que la partie visible de l’iceberg.
L’avis favorable de la FFTir : le premier « filtre »
Avant de penser au délai autorisation arme catégorie B, il faut la « feuille verte » de la Fédération Française de Tir. C’est un prérequis non négociable. Sans ce sésame, ton dossier est mort.
Cet avis atteste formellement de la capacité du tireur à détenir et utiliser une arme en sécurité. Le club valide, puis la ligue régionale confirme. Ce n’est pas une simple formalité, c’est un vrai processus de validation.
La règle des tirs contrôlés : le vrai délai minimum
La règle est stricte : pour l’avis favorable, tu dois justifier ta présence régulière au stand. On ne donne pas d’arme aux fantômes.

- Être titulaire d’une licence FFTir de l’année en cours, validée par un médecin.
- Réaliser au minimum trois tirs contrôlés, espacés d’au moins deux mois chacun.
- Tenir à jour son carnet de tir, preuve matérielle de votre assiduité.
Mathématiquement, comptez donc 4 à 6 mois de pratique avant de pouvoir déposer le dossier.
Le règlement intérieur du club : le facteur X
Attention, de nombreux clubs sont plus stricts que la loi. Certains exigent 6 mois, voire un an d’ancienneté pour l’avis favorable. Un conseil : vérifie le règlement intérieur dès l’inscription. Ça évite les mauvaises surprises et les mois d’attente imprévus.
Après l’autorisation : les autres délais à connaître
Le compte à rebours pour l’achat : 6 mois, pas un de plus
Une fois le fameux sésame en poche, le chrono tourne immédiatement. Vous avez un délai de 6 mois ferme pour acquérir l’arme correspondante, sinon c’est retour direct à la case départ administrative. Ne laissez surtout pas traîner ce document sur un coin de bureau.
L’autorisation d’acquisition est un ticket d’entrée avec une date de péremption. Si vous ne l’utilisez pas dans les six mois, il devient caduc et il faut tout recommencer.
Mon conseil de vieux briscard : foncez chez l’armurier dès réception. J’ai vu un gars perdre son auto en attendant un 1911 spécifique introuvable ; l’administration se fiche des ruptures de stock, le délai ne s’arrête pour personne.

L’impact du SIA : vers une gestion (un peu) plus fluide ?
Désormais, tout passe par le Système d’Information sur les Armes (SIA), ce râtelier numérique qui centralise nos données. Pour nous, tireurs sportifs, la création d’un compte est devenue strictement obligatoire depuis le 27 février 2024, qu’on le veuille ou non.
Attention, ne croyez pas que le numérique fait des miracles sur le temps d’attente. Si la dématérialisation fluidifie les échanges, elle ne supprime pas le délai d’instruction. Le traitement de fond, les enquêtes de moralité et les vérifications restent identiques.
Une fois la transaction effectuée, pas question de dormir. La procédure pour déclarer son arme en ligne via le SIA est une étape clé après l’achat pour valider votre détention et rester dans les clous vis-à-vis de la préfecture.
Pour conclure, la catégorie B se mérite. Prépare un dossier béton pour éviter que les trois mois d’attente ne s’éternisent. Dès que tu as l’autorisation, ne traîne pas : tu as six mois pour acheter ton arme. La paperasse fait partie du jeu, alors sois carré et on se voit au stand.
FAQ
Quel est le délai réel pour obtenir une autorisation de catégorie B ?
Officiellement, la préfecture se donne un délai butoir de 3 mois maximum à compter de la réception de ton dossier complet sur le SIA. Si tu n’as aucune nouvelle passé ce délai, c’est ce qu’on appelle une décision implicite de rejet : en gros, c’est non. Il faut alors tout reprendre à zéro.
Dans la pratique, sur le terrain, je constate une moyenne de 4 à 12 semaines selon les départements. J’ai vu des tireurs en Creuse être validés en un mois, alors que des collègues en région parisienne s’arrachent les cheveux pendant trois mois pleins. Tout dépend de la surcharge de ton service des armes local.
C’est quoi exactement l’avis favorable (la feuille verte) et ça prend combien de temps ?
C’est le prérequis absolu avant même de parler à la préfecture. C’est un document validé par ton président de club et la FFTir qui atteste que tu n’es pas un danger public sur le pas de tir. Pour une première demande, tu dois justifier de 3 séances de tir contrôlées espacées d’au moins deux mois.
Concrètement, ça rajoute un délai incompressible de 6 mois de pratique en club avant de pouvoir faire ta demande. Ne néglige pas cette étape : sans cette validation dans le système ITAC, ton dossier SIA sera bloqué à l’entrée. C’est le premier filtre de sécurité.
Puis-je conserver mes armes de catégorie B si je laisse ma licence expirer ?
Absolument pas, et je te déconseille fortement de jouer avec ça. Ton autorisation est liée à ta pratique sportive : pas de licence valide ou d’autorisation renouvelée à temps (tous les 5 ans), et tu passes dans l’illégalité. Tu dois lancer le renouvellement sur le SIA 3 mois avant l’expiration.
Si tu dépasses la date, tu risques la saisie de ton matériel et une inscription au FINIADA (interdiction d’armes). J’ai déjà vu un gars devoir céder son Glock en urgence à l’armurerie pour un euro symbolique parce qu’il avait laissé traîner son dossier. La mécanique administrative est aussi impitoyable qu’une culasse qui se ferme sur un doigt.

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