L’essentiel à retenir : La catégorie A incarne la ligne rouge interdisant strictement les matériels de guerre et les armes aux capacités jugées excessives, tel un chargeur d’épaule dépassant 10 coups. Cette classification sans équivoque, incluant désormais les couteaux « zombie », sanctionne toute détention illégale de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende, rendant la conformité technique vitale.
Tu penses être intouchable au stand, mais sais-tu qu’un simple chargeur haute capacité peut transformer ton fusil légal en une arme de catégorie A strictement interdite ? Trop de tireurs ignorent qu’ils risquent la prison pour un détail technique ou un couteau « zombie » oublié au fond d’un tiroir, alors que la loi ne pardonne aucune approximation sur ces matériels de guerre. On va mettre les mains dans le cambouis pour décrypter ensemble les critères techniques précis, les rares exceptions pour les sportifs et surtout t’éviter de finir avec un casier judiciaire pour une bête erreur d’appréciation.
- Catégorie A : la ligne rouge de la législation française
- La catégorie A1 : quand le détail technique fait basculer une arme
- La catégorie A2 : les vrais matériels de guerre
- Les exceptions à la règle : des autorisations au compte-gouttes
- Sanctions et évolutions : ce que vous risquez vraiment
Catégorie A : la ligne rouge de la législation française
Dans le maquis complexe de la législation armurière, la catégorie A reste la plus radicale : tout y est verrouillé pour le commun des mortels.
Le principe de l’interdiction par défaut
Soyons cash : la catégorie A regroupe les armes et matériels les plus dangereux du marché. Leur acquisition et détention par un particulier sont strictement interdites, sans discussion possible. C’est le principe de base de notre réglementation. Pas de négociation, c’est la loi qui tranche.
Cette interdiction vise à maintenir ces matériels hors de portée du public pour des raisons évidentes de sécurité nationale et d’ordre public. On ne joue pas avec ce type d’équipement. C’est la catégorie « no-go zone » absolue pour le citoyen lambda.
Cette classification découle d’une volonté de l’État de contrôler les armements les plus létaux, une logique de fer. Cette rigueur s’est renforcée depuis la loi de 2013 qui a réorganisé le classement officiel des armes.
A1 vs A2 : pas le même combat
Attention, la catégorie A se scinde en deux blocs : A1 pour les armes à feu et A2 pour les matériels de guerre. La distinction est importante pour comprendre ce que vous risquez. Ce n’est pas la même mécanique.
La catégorie A1 concerne des armes à feu qui, par leurs caractéristiques techniques comme la capacité ou l’automatisme, sont jugées trop dangereuses pour une détention civile. J’ai vu des armes mal modifiées faire un stovepipe à chaque tir, mais rester classées A1. C’est souvent là que la confusion avec la catégorie B s’installe.
La catégorie A2, c’est un autre niveau, croyez-moi. On parle ici de matériels de guerre lourds, comme des lance-roquettes, des canons ou des bombes. Le genre d’équipement qu’on ne trouve que sur un champ de bataille, pas au stand.
Pour le citoyen, la distinction entre A1 et A2 est purement théorique : dans les deux cas, l’acquisition et la détention sont interdites, sauf dérogation extrêmement rare.
La catégorie A1 : quand le détail technique fait basculer une arme
La capacité du chargeur, le nerf de la guerre légale
On va pas se mentir, le diable se cache souvent dans les détails mécaniques. Le critère le plus vicieux, c’est la capacité du chargeur, ce simple accessoire qui transforme une carabine légale en une arme de catégorie A interdite. C’est binaire : ça passe ou ça casse.

Retenez bien ces seuils, car l’erreur ne pardonne pas face à la loi. Pour une arme d’épaule semi-automatique à percussion centrale, un chargeur de plus de 10 cartouches la classe immédiatement en A1. Pour une arme de poing, la limite fatidique est fixée à plus de 20 cartouches. Ces chiffres ne sont absolument pas négociables.
J’ai vu un tireur au stand, tout fier de son nouvel AR-15, y clipser un chargeur de 31 coups devant tout le monde. Je lui ai expliqué qu’il venait, sans le savoir, de commettre un délit de détention d’arme de catégorie A. Ça a jeté un froid polaire sur le pas de tir.
Les critères qui font basculer une arme en catégorie A1
Croire que seul le chargeur compte, c’est une erreur de débutant qui peut coûter cher. D’autres caractéristiques techniques, parfois invisibles pour le novice, sont tout aussi déterminantes pour le classement administratif.
| Type de critère | Description du seuil d’interdiction (classement en A1) | Exemple d’arme concernée |
|---|---|---|
| Capacité (arme de poing) | Permet le tir de > 21 coups sans réapprovisionnement (chargeur > 20 cartouches) | Un pistolet avec un chargeur de 30 coups. |
| Capacité (arme d’épaule semi-auto perc. centrale) | Permet le tir de > 11 coups sans réapprovisionnement (chargeur > 10 cartouches) | Une carabine type AR-15 avec un chargeur de 11 coups. |
| Longueur (arme d’épaule) | Longueur totale réductible à moins de 60 cm via une crosse pliable/démontable sans outil | Une carabine à crosse pliante qui reste fonctionnelle une fois pliée. |
| Automatisme | Arme à répétition automatique (tir en rafale), même si elle a été transformée en semi-automatique | Une Kalachnikov démilitarisée mais initialement conçue pour le tir automatique. |
| Camouflage | Arme dissimulée sous l’apparence d’un autre objet (stylo, canne, etc.) | Un « pistolet stylo ». |

Ce tableau n’est pas là pour faire joli, c’est votre bible technique avant tout achat. Une simple crosse pliante mal conçue peut rendre une arme d’épaule illégale si elle permet de passer sous la barre des 60 cm tout en tirant. J’ai vu trop de customisations « tactiques » ruiner la légalité d’une carabine.
Méfiez-vous aussi des armes militaires modifiées que l’on trouve parfois sur le marché de l’occasion. Une arme conçue à l’origine pour le tir en rafale reste administrativement en catégorie A, même si un armurier l’a bridée en semi-auto. L’ADN mécanique de l’arme prime sur sa modification actuelle.
La catégorie A2 : les vrais matériels de guerre
Si la catégorie A1 est une question de détails techniques, la A2, elle, ne laisse aucune place au doute. On entre sur le terrain de l’armée. Soyons clairs : cette section de l’arme de catégorie A englobe les matériels de guerre purs et durs, ceux conçus pour le champ de bataille. On ne parle pas ici de tir sportif, mais de systèmes d’armes lourdes et de destruction où l’ambiguïté n’existe pas.
Ce qui est réservé aux militaires, point barre
La catégorie A2 inclut sans surprise des équipements comme :
- Les armes à répétition automatique (mitrailleuses)
- Les canons, obusiers, mortiers
- Les lance-roquettes, lance-grenades et lance-missiles
- Les bombes, torpilles, mines et grenades
- Les véhicules blindés de combat armés

Ça va même plus loin : les matériels de protection contre les gaz de combat sont aussi classés en A2. Bref, c’est tout l’arsenal militaire moderne qui est verrouillé.
Pourquoi cette interdiction est-elle absolue pour le citoyen ?
Vous voyez le problème ? La puissance de feu et le potentiel de destruction de ces matériels sont totalement incompatibles avec un usage civil. Leur place est sur un théâtre d’opérations extérieur, pas dans l’armoire forte d’un particulier, c’est une question évidente de sécurité d’État.
Laisser de tels équipements en circulation créerait un déséquilibre majeur. Cela menacerait directement l’ordre public et le monopole de la violence légitime que l’État doit absolument conserver.
J’ai déjà vu des gars faire les kékés au stand, mais vouloir un mortier dans son jardin, c’est un autre monde. Posséder un pistolet de catégorie B est une chose ; ici, la loi trace une ligne rouge sang non négociable.
Les exceptions à la règle : des autorisations au compte-gouttes
On vous répète souvent que l’arme de catégorie A est strictement interdite aux civils. C’est vrai à 99%. Mais la législation française, avec ses méandres administratifs, prévoit quelques cas très spécifiques où une dérogation reste possible.
Le cas particulier des tireurs sportifs de haut niveau
Vous ne le savez peut-être pas, mais certains tireurs sportifs d’élite ont accès à ce matériel. Sous des conditions administratives drastiques, ils peuvent obtenir une autorisation pour des armes classées en A1. Il ne s’agit clairement pas du tireur du dimanche.
Cela concerne principalement les armes d’épaule semi-automatiques à percussion centrale équipées de chargeurs haute capacité. Si votre chargeur dépasse 10 coups pour la compétition, vous basculez techniquement dans cette case. La loi est précise là-dessus.
N’imaginez pas que cela s’apparente à un droit acquis. C’est une dérogation préfectorale révocable qui exige de justifier d’une pratique de haut niveau. Cela n’a rien à voir avec un simple permis de détention classique.
Les autres dérogations professionnelles et muséales
D’autres professionnels, comme les experts en armement agréés près des tribunaux, peuvent être autorisés à en détenir pour leur travail. J’en côtoie qui manipulent ces pièces pour des analyses balistiques. C’est une nécessité professionnelle absolue, pas un choix personnel.
Les musées, qu’ils soient publics ou privés, entrent aussi dans la danse. Ils peuvent évidemment détenir des armes de toutes catégories, y compris A, à des fins de conservation du patrimoine historique.
Ces exceptions ne font finalement que confirmer la règle de fer. Elles sont rares, extrêmement encadrées et ne concernent qu’une infime minorité d’institutions. Pour 99,9% des gens, la porte reste fermement verrouillée.
Sanctions et évolutions : ce que vous risquez vraiment
Ignorer la loi, surtout avec la catégorie A, a des conséquences immédiates et brutales. Et la législation n’est pas figée dans le marbre ; elle évolue vite, comme le prouve l’arrivée récente de certaines armes blanches dans cette catégorie.
Les peines encourues : la loi ne plaisante pas
On ne joue pas avec le feu. La détention illégale d’une arme de catégorie A n’est pas une simple contravention administrative, c’est un délit gravement puni par la loi. J’ai vu des carrières brisées net pour cette erreur.
Détenir une arme de catégorie A sans autorisation, c’est risquer jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. La facture est salée.
Les peines sont encore plus lourdes dans certains cas, accrochez-vous :
- Jusqu’à 10 ans de prison et 500 000 € d’amende si l’infraction est commise en bande organisée.
- Des peines complémentaires sont systématiques : interdiction de détenir une arme (jusqu’à 15 ans) et confiscation du matériel.
Il n’y a aucune tolérance pour l’amateurisme ou la négligence. Si vous avez un doute sur la classification de votre arme, la seule bonne démarche est de contacter un professionnel ou les autorités, pas de la cacher dans un placard. Pour les armes légales, la procédure passe par le SIA (Système d’Information sur les Armes).
L’arrivée surprise des « couteaux zombie » et coups de poing américains
La catégorie A ne concerne pas que les armes à feu, contrairement aux idées reçues. Récemment, l’État a décidé de reclasser certaines armes blanches jugées particulièrement dangereuses, les faisant passer directement en A1. C’est fini la vente libre pour ces articles.

On parle ici des « couteaux zombie », ces lames au design agressif souvent dentelées, et de certains coups de poing américains (modèles post-1900). Ces objets ne sont plus considérés comme de simples outils ou armes de défense classiques. Ils sont désormais classés comme matériel de guerre.
Ceux qui possédaient ces objets avant la loi ont eu une date butoir (7 décembre 2025) pour s’en défaire légalement, généralement en les remettant aux forces de l’ordre pour destruction. Après cette date, la détention est illégale. Si vous en avez encore, vous êtes en infraction.
Cette évolution montre que la législation sur les armes est vivante et réactive. Ce qui est autorisé aujourd’hui, comme une arme de catégorie D, peut voir son statut évoluer demain. Restez informés pour ne pas finir hors-la-loi.
Pour faire simple : la catégorie A, c’est la zone rouge absolue. Qu’il s’agisse d’un « couteau zombie » ou d’une arme de guerre, la loi ne fera pas de cadeau : prison et amende salée garanties. Ne joue pas avec le feu. Si tu as un doute sur ton matos, file voir un armurier ou les forces de l’ordre. La sécurité juridique, c’est comme au stand : pas de droit à l’erreur.
FAQ
Quelles sont les armes qui tombent en catégorie A ?
Pour faire simple, la catégorie A, c’est la « No-Go Zone » pour le civil lambda. C’est tout ce que l’État considère comme trop dangereux pour circuler librement. On y trouve deux sous-groupes : la A1 pour les armes à feu (automatiques, chargeurs haute capacité, canons de plus de 20mm) et certaines armes blanches vicieuses comme les couteaux « zombie ». Et la A2, qui regroupe le matériel de guerre lourd : lance-roquettes, obusiers, ou même les gaz de combat. Bref, si ça sert à faire la guerre, c’est du A.
Au stand, je vois parfois des nouveaux qui rêvent de s’acheter du matériel « comme dans les films ». Je leur rappelle toujours une règle de base : si ça tire en rafale ou que ça explose, c’est interdit à la détention. Il n’y a pas de « oui mais » avec la sécurité publique.
C’est quoi exactement une arme de catégorie A1 ?
C’est là que ça devient technique et qu’il faut sortir le pied à coulisse. Une arme peut basculer de la catégorie B (autorisée sous conditions) à la A1 (interdite) juste à cause d’un accessoire. C’est le cas typique de ton AR-15 : si tu lui colles un chargeur de plus de 10 coups, l’ensemble passe en A1. Pareil pour une arme de poing avec un chargeur de plus de 20 coups. Depuis peu, ça concerne aussi certains couteaux à l’aspect agressif (dits « zombie ») et les coups de poing américains modernes.
J’ai vu un tireur se pointer tout fier avec un chargeur « tambour » de 50 coups sur sa carabine semi-auto. J’ai dû l’arrêter net avant qu’il ne l’enclenche : « Mec, à la seconde où tu clipses ça, tu es dans l’illégalité totale« . La mécanique est la même, mais la loi trace une ligne rouge sur la capacité de tir.
Dans quelle catégorie est classée une AK-47 ?
C’est la question piège par excellence. Une « vraie » AK-47 militaire, conçue pour tirer en rafale (automatique), est classée en catégorie A, même si elle a été bricolée par un armurier pour ne tirer qu’au coup par coup. L’administration considère que son « ADN » reste automatique. C’est ce qu’on appelle les armes transformées.
Par contre, une Kalachnikov (type Saiga ou autre clone) fabriquée d’origine en semi-automatique pour le marché civil sera classée en catégorie B. C’est avec ça qu’on tire en stand. La différence visuelle est quasi nulle, mais juridiquement, c’est le jour et la nuit. Vérifie toujours les marquages et l’historique de l’arme avant d’acheter.
Quelle est la différence concrète entre catégorie A et catégorie B ?
La catégorie B, c’est notre terrain de jeu en tant que tireurs sportifs : pistolets semi-auto (Glock, CZ), fusils d’assaut en semi-auto (AR-15), etc. C’est soumis à autorisation préfectorale, licence de tir et coffre-fort, mais c’est accessible. La catégorie A, c’est l’interdit pur et dur (sauf dérogations rarissimes pour des compétiteurs de très haut niveau ou des experts).
La frontière est parfois mince. Une crosse pliante qui réduit ton arme d’épaule à moins de 60 cm tout en permettant le tir ? Hop, ça passe de B à A. C’est pour ça que je mesure toujours tout mon matos. La loi ne plaisante pas avec les dimensions et les capacités.
A-t-on le droit de garder une arme de catégorie A chez soi ?
La réponse est courte : Non. Sauf si tu es un musée ou un expert judiciaire agréé, détenir une arme de catégorie A chez toi est un délit. On parle de risques allant jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. Ce n’est pas une simple contravention.
Si tu tombes sur un vieux « souvenir de guerre » du grand-père dans le grenier, genre une grenade ou une mitrailleuse Sten, ne joue pas au héros. Ne la transporte pas. Appelle les autorités ou un armurier pour la faire enlever ou neutraliser. La sécurité avant tout, on ne bricole pas avec la législation.

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